Heure de lever : 3h30. Température : 12°C. Après les chaleurs récentes, quel plaisir de devoir enfiler un pull pour glisser dans la fraîcheur de la nuit ! Le ciel, d’une pureté remarquable, promettait déjà une observation mémorable.

Le ballet des géantes gazeuses

En tournant le regard vers le sud, le spectacle commence avec une superbe Lune qui baigne le paysage de sa lumière. Juste à côté, Saturne trône, bien haute dans le ciel. En pointant ma lunette de 90 mm, la magie opère immédiatement : la planète aux anneaux est magnifique, d’une netteté incroyable, et je parviens même à distinguer nettement trois de ses satellites : Titan et Rhéa l’un au-dessus de l’autre et Japet au loin. Un instant contemplatif parfait. 🥰
On ne peut pas encore vois la division de Cassini, car Saturne est encore à 2 mois de son rapprochement de la Terre.
La rencontre tant attendue : Mars et Uranus
Le clou du spectacle arrive enfin avec le lever de la conjonction entre Mars et Uranus.
Dans l’oculaire, Mars apparaît encore toute petite et légèrement difforme, car très loin et très basse, mais l’émotion est ailleurs. Juste à côté se trouve Uranus. C’est une grande première pour moi : la toute première fois que je parviens à observer cette lointaine planète glacée dans l’une de mes lunettes ! Elle se présente sous la forme d’un minuscule point bleu/violet, à peine plus gros qu’une étoile classique, accompagnée d’une petite étoile HD 284146 bien visible à coté.
Immortaliser l’instant

Face à la délicatesse et à la faible luminosité de cette conjonction, impossible d’obtenir un rendu correct avec un simple smartphone. Les capteurs modernes ont leurs limites, mais l’astronome amateur a de la ressource : un dessin aux crayons s’impose donc pour immortaliser ce souvenir visuel unique.

